3 juillet 2013

the Body Image Project


Il y a quelques temps, 
je suis tombée sur les photos de Jes de JSPhotography.
J'ai été ravies par le propos, 
puis séduite par l'esthétisme. 

Mais j'ai mis un peu de temps à vous les montrer.
Elles sont crues ces photos et montrent un visage de la féminité assez éloigné de ce que la femme française a envie de voir, ou croire.



Et je crois que c'est mon coté anglo-saxon qui apprécie 
le direct de ces photos, 
leur vérité toute nue (c'est le cas de le dire), 
le désir de voir le corps dans son ensemble, comme fruit d'une expérience, d'un cheminement, sans faux esthétismes matinés de fantasmes petits bourgeois ou sociologiquement retrogrades.

D'ailleurs, Jes le dit très bien dans la présentation de son travail : 
Dans les années 50, quand l'économie de marché s'est effondrée, les publicitaires on cherché une promesse de richesse qui ne s'effacerait pas avec les temps .. C'est pourquoi ils ont choisi les deux choses qui seraient toujours là  : l'âge et la beauté. Ils ont alors créé "un idéal" qui n'existe pas physiquement, pour que les femmes essayent pour toujours d'acheter la perfection.Nous voilà, 60 ans plus tard, nous haïssant toujours, nous-mêmes et notre corps pour ne pas être cette chose créée de toutes pièces dans un bureau d'une agence de marketing il y a des décennie. Et à cause de cette petite anomalie de l'histoire, nous nous trouvons toutes logées à la même enseigne. Portant en nous le doute quelque soit notre taille, notre forme, ou la nuance de notre peau.

Some times ago, 
I love the purpose, 
then was seduced by the beauty of the pictures. 

But it took me some time to show them to you. 
They are somehow crude and show a picture of women quite far from what French women expect to see and beleive in. 

I do think they appeal more to my anglo-saxon side 
with their directness, 
their unveilled truth (in more than one way), 
and the desire to see the body in a whole, as the fruit of many experiences, a travel, without false esthetisms tinted by a sociologically retrograd and bourgeois fantasy.

And Jes says it perfectly on her web site:
in the 50's when the housewares economy sunk, advertisers looked to a market that wouldn't disappear. They wanted a promise of riches that wouldn't fade with the times... and so they chose two things that would always be: age and beauty. They then created an "ideal" that doesn't physically exist, so that women would  forever attempt to purchase perfection. Here we are, 60 years later still hating ourselves and our bodies for not being something that was created in an office by professional marketers decades ago. Because of this blip in history, we all find ourselves in the same boat of self doubt no matter our size, shape, or shade. 











3 commentaires :

  1. Merci! Je fais partie de ces personnes qui n'aiment pas son corps et qui pourtant je sais relativiser, je suis totalement consciente de cet effet marketing et absolument pas naturel mais c'est tellement ancré me semble-t-il... Je pense prochainement relayer sur mon blog si vous êtes d'accord.

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  2. J'aime!!! On ne prends toujours pas conscience que les filles des magazines n'existent pas et c'est dommage!

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  3. Mais bien sûr Juliette,
    il faut partager ces photos avec le plus de femmes possibles !

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